LES ENQUÊTES


Enquête Américaine

Du 19 avril au 25 mai 1912

Hôtel Waldorf-Astoria à New York - ETATS UNIS

Enquête Britannique

Du 02 mai au 03 juillet 1912

Drill Hall du London Scottish Regiment à Londres - ANGLETERRE


Suite au naufrage du Titanic le 15 avril 1912, deux commissions d'enquête sont organisées pour tenter de déterminer les causes de ce drame qui avait entraîné la mort de 1 500 personnes, afin d'éviter qu'un tel événement se reproduise. La première commission, menée par le Sénat des États-Unis sous la houlette de William Alden Smith, se déroule du 19 avril au 25 mai 1912. La seconde, menée pour le Tribunal des naufrages britannique de Londres par Lord MERSEY, s'étend pour sa part du 2 mai au 3 juillet de la même année. Nombre de personnes sont interrogées : passagers et membres d'équipage survivants, capitaines de navires voisins des lieux du drame, officiels de la compagnie et marins expérimentés.

Ces commissions ne vont pas sans polémiques. Ainsi, le sénateur William Alden Smith se voit fortement reprocher par la presse Britannique sa méconnaissance du monde maritime qui fait perdre du temps durant l'enquête. Il est également critiqué pour son action trop politique : plus que le naufrage, il semble en effet vouloir s'attaquer au système des trusts en s'en prenant à l'International Mercantile Marine Co, propriétaire du paquebot. De même, la commission britannique évite soigneusement de porter des jugements qui pourraient entraver la marine de son pays. Enfin, les deux commissions attaquent durement le Capitaine Stanley LORD, Commandant du Californian, accusé de ne pas avoir secouru le navire naufragé, bien que son rôle la nuit de la catastrophe reste peu clair.

Cependant, le bilan de ces deux enquêtes est positif. Elles permettent en effet une remise en question totale des règles de sécurité à bord des navires, en accroissant notamment le nombre de dispositifs de sauvetage, en s'assurant que chaque navire soit plus robuste et équipé pour mieux repérer les obstacles, et en créant une patrouille internationale des glaces. Par ailleurs, les débats menés durant les commissions sur la façon dont le Titanic aurait dû heurter l'iceberg qui l'a fait sombrer poussent les marins à changer leur façon de naviguer.